Auteur

Herman Koch

BIOGRAPHIE

Romancier mais également journaliste et acteur, Herman Koch est né en 1953. Son premier roman, Le dîner, lui assure une entrée fracassante sur la scène littéraire : le texte est vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit dans 55 pays, un record historique au Pays-Bas. Il a depuis été adapté à plusieurs reprises au théâtre et au cinéma. Herman Koch y met en scène deux couples réunis dans un restaurant chic d’Amsterdam dans un huis-clos qui fait rapidement exploser les apparences civilisées de la grande bourgeoisie pour mettre à nu une violence psychologique et physique sous-jacente. Cette satire de l’absence de morale tapie sous les faux-semblants semble être un thème cher à l’écrivain. Son deuxième roman, Villa avec piscine, s’inscrit dans la même lignée. Dans Cher Monsieur M., paru en France en 2016, Herman Koch s’attaque à la figure de l’écrivain. Avec un grand cynisme, l’auteur dépeint la société des gens de lettres, l’hypocrisie et les guerres d’ego des romanciers. Le narrateur s’insinue loin dans l’intimité de ses personnages : la vieillesse des corps, l’omniprésence de la mort apparaissent continuellement à travers un luxe de détails qui finissent par plonger le lecteur dans un malaise grandissant. Tous pétris de contradictions et de mauvaises intentions, ses personnages se révèlent souvent des êtres suffisants et insensibles, à la limite de la cruauté. Par un jeu habile de récits enchâssés, Herman Koch joue avec les points de vue, instille peu à peu un doute à mesure que le passé se révèle au lecteur, et se positionne encore une fois en maître de la narration avec une révélation finale qui pointe du doigt l’intégrité de l’artiste : jusqu’où peut-on aller pour le succès ? Son nouveau livre, encore non traduit en France, est paru en 2016 au Pays-Bas sous le titre : De Greppel.

Cher Monsieur M., Belfond, 2016.

Grand écrivain par le passé, auteur toujours respecté aujourd’hui, Monsieur M. est observé par son voisin sans le savoir. Celui-ci rend compte de ses faits et gestes sous la forme d’une longue lettre qui lui est personnellement adressée et parvient à s’immiscer dans son quotidien. Quelques années plus tôt, le romancier s’était saisi d’un fait divers pour en faire le matériau de son roman : une disparition sur laquelle la justice n’avait jamais pu faire la lumière. Il en avait imaginé l’issue fatale, transformant la disparition en meurtre. Le livre avait eu alors un succès retentissant, un succès tel qu’il était inimaginable qu’il ne parvienne pas aux oreilles du principal concerné.

BIBLIOGRAPHIE

Durant la Comédie du Livre, Herman Koch sera présent sur le stand de la librairie Gibert.

Photo : © Mark Kohn

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