Alain Mabanckou © Hermance Triay
Carte Blanche

Alain
Mabanckou

BIOGRAPHIE

Romancier, poète, essayiste, né en 1966 à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), Alain Mabanckou est l’auteur d’une vingtaine de romans traduits dans une quinzaine de langues. Verre Cassé (Seuil, 2005) l’a révélé au grand public, et il a obtenu le prix Renaudot avec Mémoires de porc-épic (Seuil, 2006). Il a été élu à la Chaire de Création artistique du Collège de France (2015-2016) et vit aux Etats-Unis où il est professeur titulaire de littérature d’expression française à l’Université de Californie-Los Angeles (USA).

Son dernier livre, Le monde est mon langage (Grasset), est un formidable exercice d’admiration pour celles et ceux, célèbres ou inconnus, que l’auteur de Petit Piment (Seuil) a un jour croisés, et qui incarnent à ses yeux la langue française et ses immenses ressources pour penser, décrire et habiter le monde.

 
Il a reçu de nombreuses récompenses :
- en 1995 le Prix de la Société des Poètes Français,
- en 1998 le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire,
- en 2005, son roman Verre Cassé (Seuil) a été finaliste du prix Renaudot 2005 et récompensé par trois distinctions,
- en 2005, le Prix du roman Ouest-France Etonnants Voyageurs,
- en 2005, le Prix des Cinq Continents de la Francophonie,
- en 2005, le Prix RFO du livre,
- en 2006, son roman Mémoires de porc-épic (Seuil) a reçu le Prix Renaudot 2006.
 
 

Alain Mabanckou dédicacera ses ouvrages le dimanche, 21 mai, sur le stand de la librairie Gibert Joseph.

 
 

Une journée spéciale lui est consacrée le dimanche 21 mai 2017

    Voir aussi

  • Yahia Belaskri © Francesco Gattoni
    Carte Blanche
    Belaskri
    Yahia

    BIOGRAPHIE

    Écrivain né en 1952 à Oran, Yahia Belaskri effectue des études de sociologie, devient responsable des ressources humaines dans plusieurs entreprises algériennes avant de se tourner vers le journalisme puis l'écriture. Bien décidé à « faire entendre la voix de ceux qui n'ont pas de voix », il quitte l'Algérie pour la France après les événements d'Octobre 1988, révulsé par la violence aveugle qui frappe alors au cœur son pays. Il publie articles et essais qui posent de façon insistante la question de l'histoire de la Méditerranée, de l'Algérie coloniale et postcoloniale, celle des rapports entre la France et l'Algérie, celle de l'immigration. L'écriture romanesque et la fiction lui permettent d'inrroger avec un regard neuf, différent, quelques thèmes obsédants : l'exil et le déracinement, la soif de liberté, le courage des humbles et des vies ordinaires, la nécessaire exigence de toute pensée véritable. Sa saga algérienne Les fils du jour  lui apporte le Prix Beur FM en 2015. C’est une saga familiale sur trois générations qui parle de la colonisation française en Algérie. L’auteur se demande comment un individu, à l’échelle humaine, peut s’inventer quand il est placé dans les rails d’une histoire qui le dépasse complètement.
    À travers ses textes ainsi que sa participation aux travaux de recherches sur la Mémoire de la Méditerranée, il pose un regard critique empreint d’un profond humanisme sur l’histoire de l’Algérie, de la France et des rapports entre ces deux pays. Il est actuellement membre du comité de rédaction de la revue Apulée, revue annuelle de littérature et de réflexion, publiée par les éditions Zulma.

     

    BIBLIOGRAPHIE

    • Abd El-Kader : le combat et la tolérance, Magellan & Cie, 2016.
    • Les Fils du jour, Vents d’ailleurs, 2014.
    • Haïti en lettres et en images (photographies de Francesco Gattoni), Magellan & Cie, 2014.
    • Algéries 50 (sous la direction de Yahia Belaskri et Elisabeth Lesnes), Magellan & Cie, 2012.
    • Une Longue Nuit d’absence, Vents D’ailleurs, 2012
    • Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, Vents D’ailleurs, 2010
    • Le Bus dans la ville, Vents d’ailleurs, 2008.
    • Les Franco-Maghrébins et la République (ouvrage collectif, sous la direction de Yahia Belaskri), APCV, 2007.

     

    Yahia Belaskri dédicacera ses ouvrages sur le stand de la librairie Gibert.

  • Kaoutar Harchi © Tanguy de Montesson
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    Harchi
    Kaoutar

    BIOGRAPHIE

    Kaoutar Harchi est née à Strasbourg, en 1987, de parents marocains. Elle se prend très tôt de passion pour le théâtre et pour l’œuvre de Kateb Yacine. Elle effectue des études de littérature et suit, à l’université de Strasbourg, un double cursus de sociologie et lettres modernes. Une fois ses licences en poche, elle se spécialise en sociologie des œuvres et poursuit ainsi ses études à la Sorbonne. Son sujet de thèse : les modalités de consécration littéraire des écrivains algériens, entre les années 1945 et 2005. La question de ses origines, maghrébines, qu’elle se plait à retrouver chaque été lors de séjours au Maroc, n’est donc jamais loin. Elle est déjà l’auteure de trois romans qui séduisent et intriguent autant par leur noirceur et leur brutalité que par l’extrême maîtrise littéraire  de leur auteur. Zone cinglée, un roman « jeunesse »  pas comme les autres, a paru en 2009 aux éditions Sarbacane. Il traite de la problématique de l'homosexualité d'un jeune homme. Le second, L’Ampleur du saccage, récit hanté par la frustration sexuelle des hommes et l’omniprésence d’une violence archaïque, a été récompensé par le Prix Thyde Monnier et de la Société des gens de lettres en 2011. Dans son dernier roman, À l’origine notre père obscur, paru en 2014, Harchi effectue un travail de fouille sur la folie d’un monde clos et rigide qui ne peut que générer violence et perversité.

    En cette rentrée littéraire 2016, Kaoutar Harchi signe un brillant essai, Je n'ai qu'une langue, ce n'est pas la mienne, sur la question de la valeur littéraire, basé sur la vie et l'œuvre de cinq auteurs francophones Algériens : Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal. L'auteure expose que la reconnaissance accordée aux écrivains étrangers de langue française est rarement pleine et entière, et dénonce l'ethnocentrisme de l'institution littéraire française.

     

    BIBLIOGRAPHIE

    • Je n'ai qu'une langue, ce n'est pas la mienne : des écrivains à l’épreuve, Pauvert, 2016.
    • À l’origine de notre père obscur, Actes Sud, 2014.
    • L’Ampleur du saccage, Actes Sud, 2011.
    • Zone cinglée, Sarbacane, 2009.

     

    Kaoutar Harchi dédicacera ses ouvrages sur le stand de la librairie Gibert.

  • Serge Joncour © Jean - Luc Bertini - Flammarion
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    Joncour
    Serge

    BIOGRAPHIE

    Serge Joncour est un auteur français né en 1961. Avant de devenir écrivain, Serge Joncour a exercé de nombreux métiers dont maître-nageur et publicitaire. Il publie son premier roman, Vu, en 1998, qui a obtenu le Prix France Télévisions en 2003. Depuis il a publié un peu plus d’une dizaine de livres et a été récompensé avec plusieurs prix. Deux de ses romans ont été adaptés au cinéma, dont U.V. en 2007 et L’Idole sous le titre Superstar en 2012.

    À travers ses romans comme ses nouvelles, Serge Joncour ne cesse d’explorer les relations humaines et notamment la difficulté à communiquer avec les autres et à trouver sa place. Ses personnages sont souvent des êtres fragiles, sensibles et pleins de doutes qui se demandent quelle attitude adopter face à la vie. Ainsi, dans L’Homme qui ne savait pas dire non, le personnage principal est incapable de prononcer le mot « non ». Dans Situations délicates, l’auteur présente des scènes cocasses et surprenantes dans lesquelles le narrateur se trouve en situation embarrassante face aux autres. Tandis que dans L’Amour sans le faire, les protagonistes sont deux êtres un peu perdus qui ont du mal à exprimer leurs sentiments et vivent dans une douloureuse solitude. L'excellent et remarqué L'écrivain national sorti en 2014 est finaliste du Prix Renaudot. Ce texte déstabilise sans cesse son lecteur, tantôt roman policier, tantôt autobiographie malicieuse, mais aussi étude sociale impitoyable s'achevant en une histoire d'amour. En 2016, il remporte le Prix Interallié pour Repose-toi sur moi, roman dans lequel il  poursuit l'exploration des angoisses et des obsessions contemporaines. Un ambitieux roman social qui est aussi une célébration de l'amour en temps de crise.

     

    BIBLIOGRAPHIE

    • Repose-toi sur moi, Flammarion, 2016.
    • L’Écrivain national, Flammarion, 2014.
    • L’Amour sans le faire, Flammarion, 2012.
    • L’Homme qui ne savait pas dire non, Flammarion, 2009.
    • Combien de fois je t’aime, Flammarion, 2008.
    • Que la paix soit avec nous, Flammarion, 2006.
    • L’Idole, Flammarion, 2004.
    • U.V., Dilettante, 2003.
    • Situations délicates, Flammarion, 2001.
    • Vu, Dilettante, 1998.

     

    Serge Joncour dédicacera ses ouvrages sur le stand de la librairie Gibert.

  • Yasmina Khadra © D.R.
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    Khadra
    Yasmina

    BIOGRAPHIE

    Sous le pseudonyme féminin de Yasmina Khadra se cache en réalité Mohamed Moulessehoul, écrivain algérien francophone né en 1955 dans le Sahara algérien. Commandant dans l'Armée algérienne, Yasmina Khadra met un terme à sa carrière militaire en 2000, révèle sa véritable identité, et se consacre alors entièrement à l'écriture. Il quitte son pays pour s'installer en France après un bref séjour au Mexique. De cette ancienne vie, l'écrivain tire la grande colère et l'indignation face à l'injustice, l'arrogance des puissants et la violence aveugle qui irriguent toute son œuvre romanesque. Il peint le tableau sans concession d'un monde arabe en proie à des conflits sans cesse renaissants, met en scène des femmes et des hommes victimes des caprices de l'Histoire, à la violence atavique et aveugle, à la fatalité qui semble hanter une terre magnifique et malheureuse. Yasmina Khadra est aujourd'hui mondialement connu et ses livres sont traduits dans plus d'une trentaine de langues. Il illustre également « le dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident ».

    Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, son dernier roman Dieu n'habite pas La Havane (2016) est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Ayant le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

     

    BIBLIOGRAPHIE

    • Dieu n’habite pas La Havanne, Julliard, 2016.
    • La Dernière Nuit du raïs, Julliard, 2015.
    • Qu'attendent les singes, Julliard, 2014.
    • Les anges meurent de nos blessures, Julliard, 2013.
    • Algérie, Michel Lafon, 2012.
    • L'Équation africaine, Julliard, 2011.
    • L'Olympe des infortunes, Julliard, 2010.
    • Ce que le jour doit à la nuit, Julliard, 2008.
    • Les Sirènes de Bagdad, Julliard, 2006.
    • L'Attentat, Julliard, 2005.
    • Cousine K, Julliard, 2003.
    • Les Hirondelles de Kaboul, Julliard, 2002.
    • L'Écrivain, Julliard, 2011 (2001).

     

     

    Yasmina Khadra dédicacera ses ouvrages sur le stand de la librairie Gibert.